vendredi 23 janvier 2009

Janvier 2009.



Chartier Christian
Auteur du roman: "Un bon curé."
Editions Amalthée.
En vente sur Amazon ou fnac.



















Jeudi 01/12/2009 : Je n'ai pas mal à la tête, ni ailleurs. J'ai bien dormi et suis reposé. Internet me raconte la vie de chacun, qui me souhaite mille et une choses... comme si un changement de date pouvait changer le monde. Seules les augmentations gouvernementales changent notre vie, ou train de vie; pour nous le prix du gaz, de l'électricité, des charges sur tout. Et pour les autres qui s'augmentent leur salaires, députés et autres, leur primes, leur facilité à ne rien faire. "Bonne année!!!" crient-ils en pensant: "continuez à voter pour moi, bande de cons". Et ça marche, prouvant que la bonne année n'est que pour certain; pas encore pour moi, malheureusement. Quoique...




Vendredi 02/01/2009 : "A la st Basile on chie des billes", disait un copain d'école primaire en me piquant toutes les miennes. A présent il est receveur aux impôts; il doit toujours le dire alors...




Samedi 03/01/2009 : La semaine et les fêtes se terminent enfin: Oufff!!! on va pouvoir se serrer la ceinture toute l'année, comme le prépare nos gouvernants; sauf pour eux, bien entendu.




Dimanche 04/01/2009 : Épiphanie... encore une histoire de cul certainement, puisque quand on est Fanie, chez nous aux boules, on embrasse son cul.




Lundi 05/01/2009 : Les cormorans dans le port me faisaient prévoir un hiver froid... A moins dix à Paris les moustiques ne sont pas prêt de se reproduire; si ça pouvait être pareille avec les rats, je supporterais même le moins vingt.




Mardi 06/01/2009 : Lorsque je parle à mon cul ma tête bourdonne telle une ruche ou l'assemblée nationale à l'heure de l'apéritif... Peut-être parce que mon fondement sent la politique française, et que le miel qui risque d'en sortir n'est pas pour tout le monde. C'est aussi pour cela que, de taureau, je me transforme en ours mal léché; n'ayant jamais aimé les léchouilles d'une humanité frelatée car toute en représentation sans corps mais en poches, qu'elle se remplit en souriant à ceux qu'elle écrase.




Mercredi 07/01/2009 : L'amour est un point de vue que seuls les borgnes ne lorgnent qu'à moitié. Sarkosy doit donc être aveugle lorsqu'il dit aimer les Français, en plus d'un m'as-tu-vue qui ne fait rire personne, sinon sa cour de lécheurs.




Jeudi 08/01/2009 : "Les gens de qualité savent tout sans jamais avoir rien appris" (Molière). Alors que les "Politiques" ont tout appris sans en tirer la moindre qualité; c'est là le dommage qu'ils nous font subir.




Vendredi 09/01/2009 : L'habit ne fait pas le moine (Shakespeare)... même si, en France, la connerie est devenue Religion d'Etat.




Samedi 10/01/2008 : L'amour, comme l'argent, n'a pas d'odeur. Mais le manque d'amour rejette toutes les abondances qu'un moment de plaisir affectionne; tout en revenant moins cher.




Dimanche 11/01/2009 : A la retraite les dimanches ne sont pas des jours de repos, puisqu'il est dit manche à balai.




Lundi 12/01/2009 : "La vie tient à peu de chose", c'est connu. Voilà pourquoi il ne faut pas la provoquer à rebrousse poils. A moins que l'épilation soit la solution.




Mardi 13/01/2009 : Le cerveau des enfants est comme une bougie allumée dans un lieu exposé au vent; sa lumière vacille toujours (Fénelon). A l'inverse de nos Politiques qui ont la parole toujours fixe, mais qui ne vaut pas plus que le vent.




Mercredi 14/01/2009 : Sarkosy invite et invite toujours plus; sur notre compte, bien entendu. Sauf moi, heureusement car, comme de tout temps, les cochons n'ont jamais mangé à la table des saigneurs; c'est toujours l'inverse.




Jeudi 15/01/2009 : Avec ou sans talonnette, les imbéciles retombent toujours sur leurs pattes. Sauf pour ceux qui se croient "grands", et qui s'avachissent souvent comme des merdes.




Vendredi 16/01/2009 : Mon poisson est sous la neige, à Paris; c'est chouette. J'ouvre une boîte de cassoulet, ça m'aidera, sentant que la télé va encore me faire chier.




Samedi 17/01/2009 : A la st Roseline je... rien, car lorsque je vois "l'autre", la grosse à la télé, ça me coupe toute envie de... rien, franchement rien, beurk! caca boudin.




Dimanche 18/01/2009 : La neige est belle dans le jardin. Elle doit être meilleure en montagne, mais plus cher et fatiguante. Mon banquier préfère que je reste à Paris encore un peu... Pas gentil mon banquier! Alors qu'il y va, lui, et certainement avec mon argent.




Lundi 19/01/2009 : Plutôt que foutre le feu à nos voitures à chaque fête inutile, pourquoi les casseurs ne viseraient-ils pas nos bons banquiers, PDG, députés, ministres et autres qui les foutent dans notre merde actuelle? Cela aurait au moins du prestige et ça permettrait de refaire fonctionner le commerce car ceux-ci ont du vrai argent, eux, puisqu'ils gèrent le nôtre.




Mardi 20/01/2009 : Pareil pour les grévistes SNCF, Profs, Infirmiers et autres syndicats, plutôt que de prendre les travailleurs en otages, qu'ils s'attaquent à leurs ministères, avec piquets et blocage de l'Elyzée, de l'Assemblée nationale, de leur ministre, PDG et députés chez eux. Voilà qui serait même apprécié par le petit peuple qui leur donnerait certainement un coup de main.




Mercredi 21/01/2009 : Les USA retombent dans l'ère primaire avec leur leader tout juste éclos des champs de coton. Pour nous, cela ne va pas être coton dans les dix ans à venir, puisque nous leur copions toujours tout, surtout le moins bon.




Jeudi 22/01/2009 : Tout ce pognon jeté en l'air par millions pour une élection qu'il faudra recommencer dans quatre ans... c'est à dire demain. Les Quiquins sont vraiment tarés; c'est comme si, pour fêter notre découvert bancaire du mois, nous invitions tous nos amis au restaurant... Sont vraiment tarés.




Vendredi 23/01/2009 : Le Kénia s'enflamme pour leur fils devenu président... S'il dirige les USA comme ses ancêtres ont fait évoluer leur pays... Va falloir réapprendre à communiquer par tam-tam. Quoique la "musique" actuelle, sur toutes les radios et télés, soient déjà de ce genre, sans adoucir les moeurs si on écoute plus de deux secondes les paroles.




Samedi 24/01/2009 : Le vent souffle fort depuis un moment, et pas que dans les chaumières. Il faudra pourtant s'attendre à ce que cela recommence, et de plus en plus puissamment, jusqu'à former un couloir à ouragans dans les dix ans et cyclones dans les vingts, car le jetstream va descendre d'altitude cause au changement de température qui va à la réchauffe, donc à moindre densité. Accrochez vos tuiles à la superglue ou enterrez vous... Si j'étais plus jeune et fringuant, j'inventerais de jolies pavillons totalement enterrés, avec clim et vision par écrans géants sur les murs et webcam au dehors; qui seront certainement les habitations du futur.




Dimanche 25/01/2009 : C'est le prix d'Amérique au champ de courses. Je suis sûr que c'est encore un bourrin noir qui va gagner, et sans talonnettes sous les sabots, lui.




Lundi 26/01/2009 : Chic! jeudi je vais pouvoir me mettre en grève... mais de quoi, la vie de retraité n'étant qu'une suite de grèves pour tout: grève du réveil, des horaires définis, des obligations et de ceux qui rendent la vie une période de contraintes tumultueuse. Calmos la vie! Vivement jeudi.




Mardi 27/01/2009 : Il pleut sur la France entière... peut-être pour nettoyer ces "Politiques" qui propagent leur vent au gré de leur incompétence. Voir le résultat dans le sud-ouest.




Mercredi 28/01/2009 : Ikéa va sûrement baisser ses prix, vu le bois "à pas cher" qu'ils vont pouvoir récupérer. Au risque de se gondoler dans les mois futurs, même si la Lande, elle, retrouvera sa vraie définition.




Jeudi 29/01/2009 : Tout le monde au lit... ça va faire des gosses pour octobre et des électeurs pour dans dix-huit ans. Une grève n'est pas perdue pour tout le monde.




Vendredi 30/01/2009 : Bonne fête, Martine; c'est ma cousine lointaine puisqu'on ne se voit qu'aux enterrements. Vu l'âge qui tourne, on va se revoir de plus en plus, c'est certain, étant plus proche de la crise cardiaque que du baptême. Quoique, la différence de la mort avec le baptème, c'est que l'on ne profite pas des dragées.




Samedi 31/01/2009 : Avec l'âge je m'énerve pour un rien, comme un bac à glaçons vide dans le freezer... Y a pas de pitié pour les vieux.












mardi 20 janvier 2009

Décembre 2008.

Chartier Christian
Auteur du roman: "Un bon curé."
Editions Amalthée.
En vente sur Amazon et fnac.







Lundi 01/12/2008 : Vingtième semaine sans internet... "Impossible!" hurlent mes collègues qui ne supportent pas une heure de boggage. Ils essayent mon ordinateur, vérifient mes branchements et... s'en retournent chez eux content de leur système pas si merdique que ça. Quant à moi, je fais des heureux, c'est déjà ça.




Mardi 02/12/2008 : Vingtième semaine sans internet... Viviane n'aime pas qu'on lui fête sa fête... peut-être parce qu'elle est terre à terre, alors que le faîte aime l'altitude.




Mercredi 03/12/2008 : Vingtième semaine sans internet... Je n'ai plus envie de rien, puisque j'ai déjà tout, dans mes rêves.




Jeudi 04/12/2008 : Vingtième semaine sans internet... Les joujoux envahissent les magasins. Je m'achèterais bien un voilier de dix huit mètres, mais mon banquier n'aime toujours pas les chèques vacances.




Vendredi 05/12/2008 : Vingtième semaine sans internet... L'eau est froide dans le port, je coupe mon frigo dans le bateau; l'eau pour le pastis étant suffisamment fraîche dans mes coffres. Je vais essayer d'y loger des billets, ou Euros; c'est toujours bon d'avoir de l'argent frais chez soi.




Samedi 06/12/2008 : Vingtième semaine sans internet... Les moules envahissent ma coque... par l'extérieur. Je préférerais par l'intérieur mais... c'est nettement plus cher, non?




Dimanche 07/12/2008 : Départ demain pour Paris; beurk! Mais les habitudes familiales deviennent trop rapidement des obligations, qui heureusement n'ont qu'un temps. Cela doit être de là que vient la citation : "Compter le temps"; pour qui sait encore compter.




Lundi 08/12/2008 : Direction Paris, les relais internet parisiens seront peut-être meilleurs que ceux d'Istres. Ce sera de toute façon une maigre consolation.




Mardi 09/12/2008 : Mon internet s'améliore, l'antenne clignote comme le soleil de Paris qui ne sait pas par où s'infiltrer entre les nuages plus sombres et longs qu'une nuit polaire. Fait pas chaud non plus. Beurk Paris!




Mercredi 10/12/2008 : Arnouville-les-gonesse va changer de nom, d'après la presse régionale et un desiderata de son maire... Peut-être pour "Ardakarmarak", en effet plus proche de la réalité de ses habitants.




Jeudi 11/12/2008 : Mon ancienne antenne internet refonctionne, oui, mais toutes les pages que je demande restent "inaccessibles" ou "problème de connection"... GAG!




Vendredi 12/12/2008 : Mon serveur m'annonce qu'il sort une nouvelle version, avec mini-ordinateur portable compris, moins cher et illimité. J'ai des doutes mais j'accepte, sachant que si je n'aie pas de meilleurs résultats je me fais curé... quoique non, je tiens trop à mon cul; quant à la connerie humaine, j'en ai suffisament autour de moi en retrouvant les "fabuleux" programmes télé.




Samedi 13/12/2008 : Il y a longtemps que je n'aie pas lessivé des murs. C'est passionnant la vie pavillonaire. Mon bateau me semble de plus en plus lointain.




Dimanche 14/12/2008 : Le marché et boulanger sont ma seule sortie. Il n'y a pas que Venise qui soit triste. Caca Arnouville, avec ou sans gonesse.




Lundi 15/12/2008 : Il pleut sur mes rêves, le loto me fuit comme une marée continuellement descendante. C'est peut-être pour cela que je m'envase de plus en plus.




Mardi 16/12/2008 : Premier essai avec le nouvel internet. J'ouvre et... en gros titre "la Bourse plonge". Je referme, trop démoralisant.




Mercredi 17/12/2008 : Fait toujours pas chaud. Il neige même. Mes chaussettes sont chaudes sur le radiateur. Ce n'est pas pour cela que ça me réchauffe l'intérieur.




Jeudi 18/12/2008 : Les jardins sont blanc, c'est bien la seule chose qui présente une saine couleur dans cette "putain" de ville.




Vendredi 19/12/2008 : Le poisson est aussi congelé, mais pané et sans arêtes, m'obligeant à me raser. Quant à ma pannelure... il me manque le sable chaud du sud.




Samedi 20/12/2008 : "A la st Théophile on s'enfile", chantent les curés en se serrant dans leur autopropriété. Ils ont quand même des clients; peut-être des frustrés ou jaloux, leur vie ponctuelle manquant de piment. Pourquoi ne pas mourir plus vite, alors?




Dimanche 21/12/2008 : Le marché est plein de bouffe cher, les langoustines se frottant aux coquilles qui pincent les filets qui enrobent des papillotes truffées qui noient une olive ou fève pour désigner le gogo qui hurlera, la bouche en cul de poule: "Ho!!! c'est magnifique! et d'une saveur à faire chier le Pape". Moi, je préfère une boite de raviolis avec deux doigts de Bordeaux, peut-être quatre. Avec un éclair au chocolat pour terminer, que je poserai délicatement dans le fond d'une faïence (en n'oubliant pas de tirer une chasse salutaire, évidemment).




Lundi 22/12/2008 : Les plus difficiles quinze jours débutent, d'après de nombreux grincheux qui parlent et parlent dans le seul but d'être plus acariâtre que les autres. C'est drôle cette maladie des vieux qui reportent leur peine d'être âgés sur "les plus jeunes", bien entendu. Heureusement je ne vieillirai jamais, moi.. hé, hé!




Mardi 23/12/2008 : Les joujoux sont achetés mais j'ai oublié les piles... Heureusement celles des pacemakers durent; heureusement ou dommage?




Mercredi 24/12/2008 : Adèle me dit: "Que le cul te pèle!" lorsque je lui donne des boules de gomme à la place de sa tonne de médicaments. Y a pas de respect envers les jeunes bienfaiteurs; à moins qu'elle n'ait plus de dents.




Jeudi 25/12/2008 : A la place de joujoux, j'ai un pinceau, un rouleau et un pot de peinture... Il y a pourtant des façades qui ne méritent pas de ravalement, celles qui s'affichent toujours souriantes, mais jaune.




Vendredi 26/12/2008 : Un repas, même amélioré, doit-il être considéré comme festif... Ce n'est pas sûr car, si on regarde bien... les huîtres baillent avant de passer à table, le foie est déjà saturé de gras, la dinde est à la fois au milieu et autour de la table, l'atmosphère est souvent à la glace et, en quelques blagues douteuses, l'assemblée se fait chier. Vive les repas de fêtes!




Samedi 27/12/2008 : Qu'elle est la plus dangereuse entre l'indigestion culinaire ou celle de fausses joies accumulées pendant les fêtes... Seuls les jeunes enfants démontrent l'honnêteté en jouant plus avec les cartons ou emballages que les contenus. Prouvant que si l'habit ne fait pas le moine, il est malheureusement souvent plus considéré que le noyau, bon ou mauvais, qu'il camoufle.




Dimanche 28/12/2008 : Le marché ne solde pas encore malgré les ventes diminuées, seules les pharmacies faisant des affaires avec les préservatifs et autres cacaselsers. J'ai mal nul part, quant aux préservatifs... Peut-être pour inventer un alcootest de pauvre, pour une paille plus ver solitaire que feux follet.




Lundi 29/12/2008 : A la st David les bouteilles se vident; entre amis de préférence et loin de toutes les simagrées soi-disant festives. Encore une fois la simplicité est plus appréciée que toutes les pantalonnades d'un smoking qui camouflent pourtant des pets aussi malodorants que leur fournisseur. Je m'imagine toujours Sarkosy péter au coin d'un pilier ou le pape dans sa robe de pédé... ha, ha! ça ramène à la nature humaine, non?




Mardi 30/12/2008 : "Bonne fête Roger!!!" Seuls les muges ne lui souhaitent pas, c'est sûr.




Mercredi 31/12/2008 : L'année se termine... enfin disent certains, encore pour les plus de quarante ans, déjà pour ceux qui sautent une dizaine. Elle se termine, c'est sûr, et en bien pour les vivants qui ne devraient espérer qu'une chose, c'est de voir la fin de la prochaine; sauf pour les aveugles, bien entendu.




jeudi 15 janvier 2009

Novembre 2008.

Chartier Christian
Auteur du roman: "Un bon curé."
Editions Amalthée.
En vente sur Amazon et Fnac.













Samedi 01/11/2008 : Quinzième semaine sans internet... C'est la fête des chrysanthèmes. Moi, j'aime bien en offrir, c'est peut-être pour cela que je reste célibataire?




Dimanche 02/11/2008 : 2008 est bientôt mort et je n'ai toujours pas gagné au loto... la chance n'est pas gentille avec moi. M'en fous, je la niquerai un jour, peut-être comme le gus qui décéda le soir de son tirage gagnant. Le comble pour la Toussaint.




Lundi 03/11/2008 : Seizième semaine sans internet... Reste-t-il quelqu'un qui m'aime chez mon opérateur? Certainement celui qui tire mes mensualités, quant au service rendu... Paies et tais-toi! me chante mon diapason en rythme avec le couillon que je mime parfaitement. Vivement 2009!




Mardi 04/11/2008 : Seizième semaine sans internet... J'ai trouvé une arête dans ma saucisse de toulouse... Je soupçonne un jaloux tripatouilleur de saucisse pendant que je lui servais son pastis; y-a plus d'honnêtes gens.




Mercredi 05/11/2008 : Seizième semaine sans internet... Je connais une Sylvie; mignone mais avec déjà quatre maris éclusés, et tous ruinés en partant. Les orthoptères se cachent partout, alors que je croyais qu'ils ne se trouvaient que dans le milieu politiques.




Jeudi 06/11/2008 : Seizième semaine sans internet... Faut jamais croire que ne rien dire est une preuve de sagesse, quelquefois c'est parce que l'on est mort; le silence devenant d'or.




Vendredi 07/11/2008 : Seizième semaine sans internet... Déposer et reposer des rideaux est passionnant; surtout pour celui qui rêve de grands espaces. Vive les pavillons et appartements! même les plus confortables; avec leur revêche maîtresse de maison.




Samedi 08/11/2008 : Seizième semaine sans internet... Le vent monte. Je réduit mes voiles et allume ma télé. JP Fuca m'oblige à l'éteindre rapidement. Je préfère Laurel et Hardy, plus naturels.




Dimanche 09/11/2008 : Ce matin encore pas de messe... depuis cinquante ans que je la loupe, je devrais me sentir fautif de quelque chose... Bah! les romans de Jules Verne sont plus intéressant, même au bout d'un siècle, et certainement pour plus longtemps que le canular biblesque du Juif errant, largement élimé plus haut que les couilles.




Lundi 10/11/2008 : Dix-septième semaine sans internet... Les paons chantent Léon dans la citadelle de st Tropez. Bonne fête les paons, alors. Quant à st Trop'', je le laisse facilement aux snobinards, préférant l'île plate de Marseille où les rats sont sains, eux.




Mardi 11/11/2008 : Dix-septième semaine sans internet... Jusqu'à quand allons-nous fêter les défaites françaises? "Jusqu'à la prochaine victoire!" chantent les adeptes des commémos.


On risque d'attendre longtemps puisque même quelques bédouins aux fusils de 1940 arrivent à mettre en déroute nos soldats armés jusqu'aux dents, en Afghanistan.




Mercredi 12/11/2008 : Dix-septième semaine sans internet... Mon roman se termine, encore cinq mille mots avant le Fin de clôture. J'ai l'impression de quitter des amis, une fin de vacances avec un vide pour un futur qui va me sembler vide. A moins qu'un nouveau titre se présente...




Jeudi 13/11/2008 : Dix-septième semaine sans internet... Faut pas attendre d'avoir le cul mordu pour hurler au loup. Les Politiques qui croient gérer le futur devraient y penser plus souvent.




Vendredi 14/11/2008 : Dix-septième semaine sans internet... Moi pas manger poisson. Moi préférer soupe de pastis avec des olives et, à la rigueur, des anchois au vinaigre blanc. La plupart des convives m'imitent; pas cons, les bestiaux!




Samedi 15/11/2008 : Dix-septième semaine sans internet... Le week-end s'annonce puissant, en Mistral. Le bateau roule confortablement, pour moi, limitant ainsi les visiteurs qui n'aiment pas se vider l'estomac avant l'heure de passer à table.




Dimanche 16/11/2008 : Je me lève à dix heures; je suis matinal pour un dimanche. Peut-être parce que dormir trop endort, ou que buller seul fatigue plus l'esprit qu'à deux.




Lundi 17/11/2008 : Dix-huitième semaine sans internet... C'est lassant cette énumération, non? C'est aussi lassant que le décompte de mes factures pour un service qui ne se rend pas.




Mardi 18/11/2008 : Dix-huitième semaine sans internet... Je change le titre de mon roman, qui devient "Les ruines sont belles partout". La Fin m'oblige à ce changement, trouvant cela plus attirant et en conformité par rapport à notre monde qui s'écroule de partout.




Mercredi 19/11/2008 : Dix-huitième semaine sans internet... Il n'est pas simple de se réveiller en vrac dans un sac de couchage devenu camisole. Peut-être parce que le sans-dessus-dessous guette chacun d'entre-nous, en croyant qu'il ne s'adresse qu'aux autres. Vaut mieux se lever rapidement et aller pisser, cela soignant tous les maux.




Jeudi 20/11/2008 : Dix-huitième semaine sans internet... Un trou est un trou, et lorsqu'on tombe dedans dans mon port, cela fait "plouf!" et sa mouille. Pensez à ce que subit le glaçon lorsqu'il tombe dans le verre de pastis.




Vendredi 21/11/2008 : Dix-huitième semaine sans internet... Ce qui est bon dans la retraite, c'est que les vendredis deviennent les lundis d'antan. Les semaines devenant donc plus courtes et les week-ends des moments de vrai calme.




Samedi 22/11/2008 : Dix-huitième semaine sans internet... Je ferais le ménage si je retrouvais mon balai, ma pelle et mon courage. Je vais plutôt regarder un film culte : "Ségolène au bordel". C'est d'actualité, non?




Dimanche 23/11/2008 : La st Christ Roi... Lorsque je vois la gueule des adeptes des églises, je dois admettre qu'il mérite cette appellation; c'est bien le roi des cons.




Lundi 24/11/2008 : Dix-neuvième semaine sans internet... Je vais acheter des fleurs pour mon bateau, surtout pour une femme qui vient partager mon modeste foie gras. J'ai choisi des chrysanthèmes après son coup de fil; ma Madeleine ne viendra pas.




Mardi 25/11/2008 : Dix-neuvième semaine sans internet... Je connais de nombreuses Catherines, toutes ont des parcours cahotiques. A croire que les Catherinettes ne sont pas nettes. C'est peut-être pour cela qu'on les transforme en lampadaire ce jour, pour qu'elles illuminent au moins une fois ce qu'elles n'ont pas, la continuité.




Mercredi 26/11/2008 : Dix-neuvième semaine sans internet... Pourquoi râler pour tout et voter pour son accomplissement? Dans les temps anciens c'était le plus fort qui commandait; on a mal vieilli.




Jeudi 27/11/2008 : Dix-neuvième semaine sans internet... Avis aux coloristes! Les USA vont avoir un président Noir... Le coton ne sera plus jamais blanc.




Vendredi 28/11/2008 : Dix-neuvième semaine sans internet... Encore un vendredi triste, même les muges ayant refusés les filets que Roger, mon pêcheur, avait pourtant positionnés à quatre heures du matin... Il n'y a plus de respect; et ça m'arrange.




Samedi 29/11/2008 : Dix-neuvième semaine sans internet... Je n'en parle même plus, ma bit n'entrant plus dans le pare-feu. Même pour l'électronique, c'est pas beau de vieillir.




Dimanche 30/11/2008 : Le dimanche d'Avent... mais avant quoi sur un calendrier puisque chaque jour nous vieillit un peu plus; comme si le futur était enviable pour tous...






















mercredi 14 janvier 2009

Octobre 2008.

Chartier Christian
Auteur du roman: "Un bon curé."
Editions Amalthée.
En vente sur Amazon et Fnac.









Mercredi 01/10/2008 : Onzième semaine sans internet... Saint Thérèse de l'E.-J..., sans doute une poufiasse chargée de l'Education des Jeunes. Salope va!




Jeudi 02/10/2008 : Onzième semaine sans internet... Les jours diminuent de 1h44; je retourne me coucher pour ne pas louper l'allumage des feux de l'amour.




Vendredi 03/10/2008 : Onzième semaine sans internet... Mon roman affiche trois cents pages... Je commence à entrevoir le dénouement.




Samedi 04/10/2008 : Onzième semaine sans internet... Il pleut encore, j'ai l'impression d'être à Paris au mois d'août; heureusement sans le périphérique.




Dimanche 05/10/2008 : J'ai gagné cinquante euros au loto d'hier soir... J'en dépense soixante en pastis; ça revient cher le loto.




Lundi 06/10/2008 : Douzième semaine sans internet... L'amour me cavale toujours après; preuve que je cours encore trop vite.




Mardi 07/10/2008 : Douzième semaine sans internet... C'est la saint Serge; "Bonne fêtes, Serge!" chante longtemps le pastis. J'ai encore mal à la tête.




Mercredi 08/10/2008 : Douzième semaine sans internet... Mon stylo fuit dans ma poche, comme de l'argent dans celle d'une femme. J'achèterai un crayon avec une mine en béton, pour combler ma déperdition d'idées ou bâtir un... je ne sais pas encore quoi, comme nos Politiques qui envoient n'importe quoi aux gogos qui gobent tout. Pauvre France!




Jeudi 09/10/2008 : Douzième semaine sans internet... J'aime me prélasser dans la paresse d'un moment qui fuit le temps. Surtout lorsque mon slip se tend d'une douce langueur malheureusement pas éternelle.




Vendredi 10/10/2008 : Douzième semaine sans internet... Je ne me fais plus d'illusion, je suis rejeté même par l'informatique. Pas grave! j'attendrai le retour des beaux jours, virtuellement parlant.




Samedi 11/10/2008 : Douzième semaine sans internet... Je n'ai pas encore modulé le globule à bits qui coince ma transmission intracommunale... Quel con je fais!!! C'est pas beau de vieillir.




Dimanche 12/10/2008 : Je connais un Wilfried à Cazaux; c'est loin Cazaux, et il y fait moins beau qu'il se dit partout. Les cèpes sont pour cela bons, bonne cèpes Wilfried!




Lundi 13/10/2008 : Treizième semaine sans internet... Un lundi après régate est reposant, bien que l'envie de vomir stagne encore dans mon gosier. Ce n'est pas le mal de mer, la bouteille de pastis (vide) qui roule dans mon cockpit me le prouvant.




Mardi 14/10/2008 : Treizième semaine sans internet... La st Juste n'a plus rien à voir dans le calendrier, vu ce qu'il reste de juste dans notre monde; sinon la fausseté de ceux qui nous demandent d'être juste, ou juste un petit peu. Mais les juger à leur juste valeur (c'est à dire très peu), n'est-ce pas faire preuve de justice?




Mercredi 15/10/2008 : Treizième semaine sans internet... Il ne fait pas bon d'être sans occupation, paraît-il. Je vais donc redormir et rêver que je travaille, puisque lorsque je travaillais je rêvais de ne rien faire.




Jeudi 16/10/2008 : Treizième semaine sans internet... J'ai trop dormi parce que je n'aie pas entendu mon réveil; faut dire qu'il ne sonne pas l'après-midi.




Vendredi 17/10/2008 : Treizième semaine sans internet... Lorsque j'écris deux lignes, une autre et encore une autre s'ajoutent dans mes doigts, sur mon clavier. Lorsque je choisis deux numéros, ou chiffres, au loto, les autres ne suivent pas... Il y a donc une grosse différence entre la littérature et les mathématiques; j'aurais préféré le contraire.




Samedi 18/10/2008 : Treizième semaine sans internet... Un samedi comme les autres, mais il fait beau et la mer est belle. Un père engueule son gosse et les baffes tombent; il ne fait pas beau pour tout le monde.




Dimanche 19/10/2008 : J'arrive trop tard à la messe, zut alors! C'est pas de chance, je ne pourrai pas contempler le visage de la connerie humaine.




Lundi 20/10/2008 : Quatorzième semaine sans internet... j'apprends au moins à écrire les nombres en "ième". C'est pas grand chose mais pas habituel non plus car; quelle est la différence entre un douzième de rien et un poux-ième de l'infini, sinon celle de tourner en rond en cherchant quelque chose qui ne servira à rien.




Mardi 21/10/2008 : Quatorzième semaine sans internet... Il fait moins beau qu'avant-hier, quand les culs bénits sortaient de leur tas de cailloux la bouche en cul de poule. C'était marrant de voir l'obscurantisme, sombre comme des cloaques en pleine diarrhée, se pavaner sur une place qui souriait pourtant sous le soleil et pastis bien réels, eux.




Mercredi 22/10/2008 : Quatorzième semaine sans internet... La route est longue entre ma couchette et ma table à apéritifs, chaque poussière n'étant qu'un dédale où les étoiles portent une lettre qu'il m'est difficile à accoler à une autre, tellement celle-ci fuit plus vite que l'ouverture de mes oeillères.




Jeudi 23/10/2008 : Quatorzième semaine sans internet... C'est bizarre un jeudi sans envie. Peut-être parce que lorsque je dis, je ne fais pas forcément tout tout de suite; faut bien en laisser aux autres, ou pour le lendemain, (comme dit la chanson).




Vendredi 24/10/2008 : Quatorzième semaine sans internet... La st Florentin ne m'inspire pas, ne sachant même pas faire la sauce florentine. Mes oeufs durs paraissent secs, ainsi, même noyés dans un vin chaud.




Samedi 25/10/2008 : Quatorzième semaine sans internet... Les premiers cormorans apparaissent dans le port et sur l'étang; l'hiver sera froid, c'est sûr. Faudra que j'apprenne à me tricoter des slips chauds.




Dimanche 26/10/2008 : J'ai la visite de mon Suisse, pour deux heures seulement car il n'a que quinze jours pour se décider où aller... Il n'a pas changé.




Lundi 27/10/2008 : Quinzième semaine sans internet... On s'habitue à tout, même à téléphoner à voix haute ses e.mails; seul le forfait en prenant un coup.




Mardi 28/10/2008 : Quinzième semaine sans internet... La st Simon; "Si mon cul portait des clochettes", c'était une jolie chanson qui sentait bon le politicard en campagne. Reste à savoir qui portait les clochettes.




Mercredi 29/10/2008 : Quinzième semaine sans internet... St Narcisse; mais qu'est-ce que le narcissisme? sinon le fait de tourner autour de son cul en cherchant la balayette qu'un autre manie pour chasser votre odeur.




Jeudi 30/10/2008 : Quinzième semaine sans internet... Déjà jeudi, le temps tourne réellement plus vite que mon réveil, car à peine éveillé les glaçons sonnent déjà dans les verres. Faudra que je change de literie, ou que j'ajoute une chose qui parle tout le temps; paraît que ça fait lever tôt.




Vendredi 31/10/2008 : Quinzième semaine sans internet... Roger ressort son poisson du jour, tout frais mais avec des arêtes partout; c'est pas des vacances. Heureusement j'ai des lardons et des oeufs, avec un jus de tomate dans le riz, y-a bon pour moi. Faudra seulement que je surveille les envieux.












lundi 5 janvier 2009

Septembre 2008.

Chartier Christian
Auteur du roman: "Un bon curé."
Editions Amalthée.
En vente sur Amazon et Fnac.









Lundi 01/09/2008 : Septième semaine sans internet... sans regret à présent, la vie étant également ailleurs.




Mardi 02/09/2008 : Septième semaine sans internet... je paie quand même la facture... bizarre, non?




Mercredi 03/09/2008 : Septième semaine sans internet... l'antenne émettrice d'Istres va être modifiée... pourtant mon opérateur me rabâche que ce n'est pas le réseau; encore plus bizarre, non?




Jeudi 04/09/2008 : Septième semaine sans internet... La neige qui tombe quelque part vient d'atteindre l'écran de mon ordinateur; ça s'arrange, sans m'arranger pour autant.




Vendredi 05/09/2008 : Septième semaine sans internet... Tombe la neige!!! chante mon écran, même lorsque je ne lui demande rien... J'aime l'électronique.




Samedi 06/09/2008 : Septième semaine sans internet et, en plus maintenant, sans ordinateur; je vais acheter des bouquins.




Dimanche 07/09/2008 : Aujourd'hui les Reines sont reines. Moi, j'ai l'impression d'être le roi, mais de quoi... sinon de ce que vous pensez.




Lundi 08/09/2008 : Huitième semaine sans internet... En changeant la batterie de mon ordinateur, ça refonctionne (l'ordinateur du moins). Peut-être devraient-ils faire de même sur le relais internet...




Mardi 09/09/2008 : Huitième semaine sans internet... Je cherche mon micro partout, mais je n'ai personne avec qui converser, autre qu'un chien sur le ponton, mais il me montre son cul; avec peut-être raison.




Mercredi 10/09/2008 : Huitième semaine sans internet... Le meilleur service après-vente m'informe que ma communication me sera facturé au tarif fort; peut-être cherche-t-il des sous pour installer un relais neuf...




Jeudi 11/09/2008 : Huitième semaine sans internet... Il y a des clusters, des bites et d'autres mystères défaillant dans mon primary storage... Je suis rassuré.




Vendredi 12/09/2008 : Huitième semaine sans internet... Je passe pour un vieux con aux yeux de tous, qui rigolent gentiment, mais sans m'apporter une quelconque amélioration de mon système. Que les gens sont gentils!




Samedi 13/09/2008 : Huitième semaine sans internet... Un ami me demande de me logger sur son réseau... Je ris rien que de penser à ce qui paraît facile, mais que je ne sais pas faire.




Dimanche 14/09/2008 : Mon Suisse m'appelle, par téléphone, pour me dire qu'il pense à moi en partageant une bouteille de Fendant (orthographe pas sûr). J'en bave.




Lundi 15/09/2008 : Neuvième semaine sans internet... Il neige toujours sur mon ordinateur; c'est même pas beau.




Mardi 16/09/2008 : Neuvième semaine sans internet... Mon fournisseur me promet un nouveau système pour dans un mois; j'ai le temps de lire.




Mercredi 17/09/2008 : Neuvième semaine sans internet... J'achète un mensuel qui explique tous les problèmes qui surviennent aux internautes; il ne parle pas de la neige dans mon écran, j'ai perdu 8€50.




Jeudi 18/09/2008 : Neuvième semaine sans internet... Mon roman dépasse les deux cents pages; j'aimerais me documenter sur les opérations hémoroïdaires, mais comment faire sans internet et sans perturber la Sécu?




Vendredi 19/09/2008 : Neuvième semaine sans internet... Il fait bon vivre dans l'ignorance, tous les cons le disent; en se jetant sur les infos du jour.




Samedi 20/09/2008 : Neuvième semaine sans internet... Je viens de me coincer le pouce du pieds gauche dans la narine droite. Je vais donc m'abstenir de voter à la prochaine, la politique n'étant pas souple.




Dimanche 21/09/2008 : Il pleut sur mes idées, mon pastis se noyant sous son glaçon. La Suisse est bien loin.




Lundi 22/09/2008 : Dixième semaine sans internet... Septembre n'est pas beau, comme les infos qui pissent ce que les vaches n'arrivent plus à péter.




Mardi 23/09/2008 : Dixième semaine sans internet... Mon ordinateur se sent seul; je nettoie son écran noir, comme ce jour où il fait nuit. Je devrais enlever mes lunettes de soleil, non?...




Mercredi 24/09/2008 : Dixième semaine sans internet... Jour de raviolis; je vais me coucher.. pas bon les raviolis.




Jeudi 25/09/2008 : Dixième semaine sans internet... Jour de neige pour les aveugles; je ne lirai plus les journaux.




Vendredi 26/09/2008 : Dixième semaine sans internet... Les calamars crachent leur encre, j'en profite pour écrire un mot.




Samedi 27/09/2008 : Dixième semaine sans internet... Les vieux n'aiment pas le samedi, parce que les jeunes monopolisent les terrains de boules, au lieu de s'occuper des leurs!




Dimanche 28/09/2008 : J'ai encore loupé la messe, un bistro me coupant la route au dernier moment. La chair est faible... mais sait reconnaitre ce qui est bon.




Lundi 29/09/2008 : Onzième semaine sans internet... Je réaprends à écrire sur papier libre; j'ai du mal à me relire et mal au poignet...




Mardi 30/09/2008 : Le mardi c'est zizi fini, car le lit est refroidi, madame partie chez les amis d'un pays inconnu, me laissant tout nu. Vivement dimanche!

dimanche 4 janvier 2009

Août 2008.

Chartier Christian
Auteur du roman: "Un bon curé."
Editions Amalthée.
En vente sur Amazon et fnac.









Vendredi 01/08/2008 : Deux semaines sans internet... comment vais-je trouver ma recette pour le poisson que je ne mangerai pas ce midi? Beurk! caca les arêtes.

Samedi 02/08/2008 : Deux semaines sans internet... je vais jouer aux boules; je ne connais pas encore ma partenaire.

Dimanche 03/08/2008 : Mon Suisse regarde sa montre; comme s'il comptabilisait les semaines en heures.

Lundi 04/08/2008 : Trois semaines sans internet... C'est quoi internet, déjà ?

Mardi 05/08/2008 : Trois semaines sans internet... déjà trois semaines, ou seulement?

Mercredi 06/08/2008 : Trois semaines sans internet... Je pose la première ligne de mon nouveau roman; Le champ des morts.

Jeudi 07/08/2008 : Trois semaines sans internet... J'ai plus le temps de ne rien faire, ça devient chouette.

Vendredi 08/08/2008 : Trois semaines sans internet... Le ciel est bleu, je me sens seul.

Samedi 09/08/2008 : Trois semaines sans internet... Le ciel est bleu, un corbeau passe tel le fossoyeur que mon héros va devenir, peut-être, dans les cents ou deux cents premières pages de mon roman qui en affiche déjà trente.

Dimanche 10/08/2008 : Mon Suisse se lève pour pisser : "A l'année prochaine", m'envoie-t-il d'un bras qui ne dépasse pas sa hanche; trop fatiguant, peut-être.

Lundi 11/08/2008 : Quatre semaines sans internet... Retour à Istres, le soleil chauffe et les mouettes remplacent mon corbeau. Cela va-t-il changer le cours de mon bouquin?

Mardi 12/08/2008 : Quatre semaines sans internet... Les copains ont soifs; je n'écris pas grand chose, avec la tête comme une calebasse crevée.

Mercredi 13/08/2008 : Quatre semaines sans internet... Mon héros vomit, moi aussi.

Jeudi 14/08/2008 : Quatre semaines sans internet... La guerre se déclare, dans mon bouquin. Je ris d'imaginer nos braves soldats dans la ligne Maginot.

Vendredi 15/08/2008 : Quatre semaines sans internet... Roger, mon pauvre pêcheur local, me demande ce que l'on mange ce midi? J'aurai encore mal à la tête ce soir, pas grave.

Samedi 16/08/2008 : Quatre semaines sans internet... Je pourrais faire des gosses, si une copine passait par là; mais elles sont toutes en vacances...

Dimanche 17/08/2008 : Mon Suisse me manque aussi, le pastis est triste mais là; avec modération, bien sûr.

Lundi 18/08/2008 : Cinquième semaine sans internet... Souvent je me demande comment je vivais avant; mais à quoi bon!




Mardi 19/08/2008 : Cinquième semaine sans internet... "Août au mois d'août", je pourrais en tirer un titre si... Mais Istres n'est pas Paris... et ça m'arrange.




Mercredi 20/08/2008 : Cinquième semaine sans internet... "A la saint Bernard on mange des calamars", me chante Roger. "Et on s'en foutra plein le calebar", riposte J.Claude en préparant la plancha. Je préférerais un morceau de viande ou une saucisse mais...




Jeudi 21/08/2008 : Cinquième semaine sans internet... "A la saint Christophe on philosophe", c'est ma réponse aux calamars d'hier qui étaient bons... oui, mais... Je leur raconte la vieille "philanthropie de l'ouvrier charpentier", qui fait rire à moitié.




Vendredi 22/08/2008 : Cinquième semaine sans internet... Le mistral nettoie les effluves de Get 27; quelquefois l'air pur fait du bien, jusqu'à l'heure de l'apéro.




Samedi 23/08/2008 : Cinquième semaine sans internet... Les vacances se terminent. Les touristes réintègrent leurs trous. L'air sent moins la noix de coco et plus les pins qui perdent les cigales. Au revoir tout le monde, et sans regret.




Dimanche 24/08/2008 : Je pense à mon Suisse, certainement attablé à son bistrot de Lauzanne. Avons-nous la même heure?




Lundi 25/08/2008 : Sixième semaine sans internet... mon roman passe les cents pages; je ne sais pas où je vais mais je m'amuse bien.




Mardi 26/08/2008 : Sixième semaine sans internet... Natacha n'aime pas qu'on lui fête sa fête; je passe à côté d'elle sans la regarder.




Mercredi 27/08/2008 : Sixième semaine sans internet... Natacha me demande pourquoi je lui fais la gueule; je le lui explique... Nous ne faisons pas l'amour et ce n'est pas torride; tant pis.




Jeudi 28/08/2008 : Sixième semaine sans internet... Ce jeudi est sans intérêt; passons.




Vendredi 29/08/2008 : Sixième semaine sans internet... il neige quelque part, c'est sûr, avec des coins chauds où la communication est certainement plus facile.




Samedi 30/08/2008 : Sixième semaine sans internet... Je viens de glisser sur une plaque de verglas. Je devrais ramasser mes glaçons lorsqu'ils sautent de leur baquet, craignant certainement le pastis.




Dimanche 31/08/2008 : Les terrasses se vident; chique. Les parisiens, même s'ils n'étaient pas les plus gênant, libèrent nos cailloux; nous allons re-pouvoir pisser en paix.